Faut il une raison pour être triste? Je ne crois pas! J'en suis la preuve vivante:
Je me sens perdue, je n'ai jamais osé parler pour exprimer mes sentiments ou mon point de vue... Je ne disais que ce qui faisait plaisir à entendre et ne faisais que ce qui faisait plaisir à voir. Je regardais avec de grands yeux ceux qui criaient qu'ils avaient raison, hurlaient tout ce qui leur passait par la tête en se fichant des sentiments des autres. Ces "fortes personnalités" m'ont toujours fait peur car je savais que s'ils se retournaient vers moi et me criaient leurs paroles dont ils se servent comme des armes, j'en aurait été profondément atteinte du plus profond de mon âme et j'aurais eu le plus grand mal à les oublier ou à me persuader qu'ils avaient tort. Donc je me tus.
Poupette muette.
Mon c½ur est vide et ne bat que pour ma pauvre survie. Il n'a jamais aimé personne d'autre que moi et les dégats commencent a se faire sentir. Maintenant je suis malade à cause de lui! Il ne veut plus etre heureux! Donc je suis triste, nostalgique. Comme par réflexe, je sauve les apparences et lorsqu'on me demande "Comment ça va?" je réponds juste "bien et toi?". Ainsi personne ne connait mon malêtre et mes peines inconnues. Non je ne sais pas pourquoi mais tout est fade à mes yeux. On me dira " tu verras, l'amour fera jaillir des étincelles dans lobscurité" peut être est-ce vrai, mais c'est incertain tout comme il est incertain que la foudre me donne un jour son coup.
Poupée de plastique.
Je recherche incessament un Prince digne de mes attentes, pures rêveries. Ma vie est ennuyeuse, je n'ai d'autre choix que de me réfugier dans mes rêves où tout est possible. Mais aucun d'Eux ne ressemble de près ou de loin à ce que je VEUX ou a ce que j'attends. Donc j'améliore mon corps mais survient alors une question: et lorsque je serais comme elles, je ferais quoi?
... Peut-être que d'ici-là j'aurais trouvé une autre occupation plus amusante. J'attends celui qui me sortira de ce cauchemard, j'attends, j'attends mais il doit cependant arriver avant que je ne m'endorme ... À jamais.
Poupée sans amour.
Pour me sentir bien, il me faut absolument des vêtements. Mais pas n'importe lesquels! Ô malêtre pourquoi m'envahis tu lorsque mon jeans coûte moins de 100¤? Ou lorsque les mots écrits sur mes étiquettes ne coutent pas assez chers? Ce n'est pas un caprice, c'est une question d'exister ou de ne pas survivre. Mais le bonheur du shopping a perdu tout son goût suave, je n'aime plus rien. Tout a commencé lors de ma rentrée en première. Deviens-je adulte ou est-ce LA crise d'adolescence? Ou peut être suis-je folle ou en dépression. Mais pourquoi?
Poupée perdue. (to be continued soon)